Environ 9 millions de tonnes de poissons sont rejetés en mer chaque année en raison de la pêche non sélective.
Environ 90% des stocks de poissons dans le monde sont surexploités ou épuisés.
Environ 700 espèces de poissons marins sont menacées d'extinction en raison de la surpêche.
Environ 30% de la pêche mondiale est illégale, non déclarée et non réglementée.
La pêche durable, c'est simplement une façon intelligente de pêcher, histoire de ne pas vider l'océan. Concrètement, ça veut dire respecter les stocks de poissons pour permettre leur reproduction. Ça implique de choisir soigneusement les zones de pêche, les espèces ciblées, et d'utiliser des méthodes respectueuses de l'environnement. Pas question de racler le fond de l'océan ou de ramener inutilement d'autres animaux marins dans les filets. L'idée, c'est de préserver toute la chaîne alimentaire marine, du petit poisson jusqu'à la grosse baleine, en passant par le plancton. Aujourd'hui, alors que près de 35 % des stocks mondiaux de poissons sont déjà surexploités selon l'ONU, il est grand temps de changer nos pratiques. C'est bon pour l'océan, bon pour le pêcheur à long terme, et ça nous garantit aussi la possibilité de continuer à manger du poisson dans le futur.
La surpêche est l'une des plus grandes causes du déclin des espèces marines. Quand on pêche trop d'individus d'une même espèce, ils n'ont plus assez d'adultes pour se reproduire correctement. Résultat, ça diminue rapidement leurs populations dans les océans.
Un exemple frappant c'est le cas du thon rouge de l'Atlantique, qui a perdu près de 85 % de sa population en seulement une quarantaine d'années, principalement à cause de méthodes de pêche agressives.
Ce manque d'espèces-clés perturbe toute la chaîne alimentaire. Par exemple, quand les gros poissons prédateurs comme les requins ou les thons diminuent, on observe des explosions de populations de poissons plus petits (sardines ou maquereaux). À terme, ça déséquilibre tout l'écosystème.
Pour agir efficacement c'est simple : il faut éviter d'acheter des espèces inscrites sur les listes rouges des organisations comme l'UICN. Des gestes simples comme vérifier les labels (ex. MSC ou Pavillon France) ou choisir des espèces moins populaires mais abondantes peuvent vraiment faire la différence pour protéger la biodiversité marine.
La surpêche de certaines espèces clés comme le thon rouge ou encore le mérou peut provoquer un déséquilibre en cascade dans les écosystèmes marins. En gros, tu retires un prédateur important, et hop, ses proies prolifèrent, ce qui nuit au reste. Par exemple, la forte diminution des requins dans certaines régions océaniques entraîne une augmentation incontrôlée d'espèces intermédiaires (comme certaines raies), ce qui appauvrit les ressources, dégrade les habitats (notamment les récifs coralliens) et fragilise tout le réseau alimentaire marin. Concrètement, éviter d'acheter des espèces prédatrices surexploitées et privilégier des options plus durables aide directement à maintenir ces équilibres essentiels. Prends le temps de vérifier les informations auprès des labels connus comme MSC ou utilise des applis comme Planet Ocean, ça aide à s'y retrouver et faire tes courses en conscience.
Quand la surpêche frappe une zone côtière, elle impacte directement les communautés locales qui vivent de la pêche. Moins de poissons, ça veut dire moins de revenus pour les pêcheurs et leurs familles. Par exemple, en Afrique de l'Ouest, des milliers de pêcheurs traditionnels voient leurs revenus fondre à cause des navires industriels étrangers qui vident littéralement les mers de leurs poissons habituels. Résultat : chômage en hausse, appauvrissement local et abandon forcé de métiers traditionnels.
Et ce n'est pas seulement un problème d'argent : la sécurité alimentaire des communautés côtières est menacée, car le poisson constitue souvent leur principale source de protéines. Si la ressource se raréfie, ces familles se tournent vers des alternatives moins nutritives ou importées à prix élevé, ce qui perturbe directement leur santé, leur régime alimentaire et toute leur économie locale.
Concrètement, soutenir une pêche durable permet de maintenir ces communautés vivantes et autonomes. Acheter du poisson issu de méthodes respectueuses (comme le poisson à la ligne ou issu de petits filets fixes) aide à renforcer ces petites économies locales, tout en protégeant l'environnement marin dont elles dépendent.
Miser sur une pêche durable aide concrètement à protéger les populations de poissons, dont 90% des stocks mondiaux sont aujourd'hui pleinement exploités, surexploités ou épuisés selon l'ONU. Opter pour cette approche, c'est s'assurer que les poissons ont le temps de se reproduire, assurant leur renouvellement naturel. À terme, ce choix permet une meilleure stabilité économique pour les pêcheurs, qui voient leurs prises rester régulières plutôt que chuter brutalement après quelques années à cause de ressources réduites. Préférer la pêche durable réduit aussi l'impact sur d'autres espèces marines, comme les tortues ou dauphins, souvent pris accidentellement dans des techniques de pêche destructrices. Un autre bénéfice moins évident : lutter contre le changement climatique. En préservant les écosystèmes marins, on entretient leur rôle essentiel de régulateurs de gaz à effet de serre. Par exemple, les herbiers marins capturent du CO2 à hauteur de 10 à 40 fois mieux que les forêts terrestres, mais ils disparaissent quand la pêche destructrice perturbe leur équilibre. Finalement, choisir des poissons issus d'une pêche responsable, ce n'est pas simplement un geste écologique : c'est aussi un choix économique, social et climatique bénéfique sur le long terme.
| Critères | Labels | Exemples de poissons durables | Conseils |
|---|---|---|---|
| Méthodes de pêche | MSC (Marine Stewardship Council) | Merlu du cap, Sardine du Pacifique | Préférez les poissons capturés par des méthodes qui réduisent les prises accessoires et les impacts sur les habitats. |
| Stocks de poissons | FRIEND OF THE SEA | Maquereau, Saumon d'Alaska | Vérifiez que le stock du poisson n’est pas surexploité ou en déclin. |
| Qualité et traçabilité | ASC (Aquaculture Stewardship Council) | Bar élevé de manière durable, Truite arc-en-ciel | Cherchez des produits qui offrent une information claire sur la provenance et les pratiques de pêche ou d'élevage. |
| Impact environnemental | Label BIO européen | Moules, Huitres | Optez pour des produits ayant un faible impact environnemental, par exemple issus de l'aquaculture biologique. |
Acheter du poisson selon la bonne période a un vrai impact sur nos océans. Chaque espèce possède une fenêtre précise durant laquelle sa pêche est optimale : période où elle est abondante, adulte et ne se reproduit pas. Résultat : ça permet aux populations marines de se renouveler tranquillement. Par exemple, le maquereau, pêché idéalement d'avril à octobre en Atlantique Nord, est abondant mais vulnérable s'il est capturé massivement en pleine période de ponte. Même chose pour la sole commune, dont la période recommandée se situe d'avril à novembre, hors reproduction hivernale. Inversement, consommer du bar sauvage pris pendant sa période de frai hivernale accélère la chute de ses effectifs, ce poisson étant particulièrement sensible à une surpêche mal placée. Choisir le bon moment rend service aux poissons et aux pêcheurs locaux, en soutenant une économie durable et responsable. Pour connaître ces périodes précises, les calendriers ou les guides saisonniers fournis par des organismes comme Ethic Ocean ou WWF peuvent être hyper utiles.
La pêche à la ligne ou à l'hameçon est l'une des méthodes de pêche les plus "clean". Elle permet de cibler précisément les poissons qu'on veut attraper, donc très peu de prises accidentelles. Résultat : moins de gaspillage et moins de poissons non désirés rejetés à l'eau.
Une étude indique que la pêche à la ligne réduit jusqu'à 95 % les captures accidentelles comparée à la pêche industrielle au chalut. Des poissons comme le bar de ligne ou le thon blanc du Pays Basque sont typiquement capturés avec cette méthode durable.
Même si ça peut être légèrement plus cher à l'achat, en privilégiant du poisson "de ligne", tu soutiens concrètement une pratique durable et responsable, et tu contribues directement à la préservation des océans. Autre indice à repérer sur l'étal ou l'emballage : la mention "pêche à l'hameçon" ou "de ligne", garantie de cette méthode respectueuse.
Le chalutage, c'est une des méthodes de pêche les plus destructrices pour les fonds marins. Pour faire simple, un gros filet, généralement lesté par de lourdes chaînes métalliques, est traîné par un bateau, raclant tout le fond marin sur son passage. Résultat : ça ramasse tout, pas seulement le poisson ciblé, mais aussi plein d'espèces inutiles commercialement (prises accessoires), comme des dauphins, tortues, requins et oiseaux marins.
Des études montrent que parfois jusqu'à 90 % des prises d'un chalut peuvent être des espèces non désirées, souvent rejetées à la mer mortes ou agonisantes. Exemple concret : dans la pêche à la crevette tropicale, on estime entre 3 et 10 kilos de prises accessoires jetées pour chaque kilo de crevettes capturées.
Autre problème sérieux : la destruction irréversible des coraux d'eau froide et des habitats essentiels des poissons juvéniles. Une seule passe de chalut peut endommager durablement les fonds marins et perturber la régénération des stocks de poissons.
Action concrète pour éviter ça : privilégie les poissons avec certifications durables ou provenant de techniques sélectives (ligne, casiers), et évite absolument les poissons issus de chaluts de fond non réglementés. Les labels comme le MSC ou "Pavillon France" garantissent souvent la traçabilité de méthodes de pêche moins destructrices. Prends 30 secondes pour vérifier sur l'emballage ou en rayon, ça aide réellement les océans.
La pêche passive, c'est en gros laisser venir le poisson plutôt que de lui courir après. On parle surtout de filets fixes, qu'on appelle aussi filets maillants, et de casiers. L'avantage, c'est que ces techniques capturent des espèces très ciblées, sans racler tout le fond marin comme le chalutage.
Les casiers, par exemple, c'est top pour attraper des crustacés comme les homards ou les crabes. Tu poses une cage avec un appât, le crustacé rentre tranquillou, et tu récupères tout ça quelques heures plus tard. Résultat : peu de prises accidentelles et pas de dégâts sur l'environnement marin.
Pour les filets fixes, c'est vrai que c'est déjà un peu plus délicat. Si les mailles du filet sont adaptées à la bonne taille du poisson visé, tu limites les prises hasardeuses. Mais attention, pour être vraiment clean, il faut relever régulièrement les filets. Sinon, tu prends le risque d'avoir du "ghost fishing" (filets perdus ou abandonnés qui continuent à piéger la faune marine). Donc, renseigne-toi toujours sur l’origine des poissons issus de filets fixes : priorise ceux provenant de pêcheries qui vérifient souvent leurs filets et utilisent du matériel biodégradable.
Le truc cool, c'est que ces méthodes de pêche passive consomment aussi beaucoup moins de carburant que les techniques actives, donc c'est meilleur côté bilan carbone.
Concrètement, quand tu vas chez ton poissonnier, privilégie clairement poissons ou crustacés issus de pêches mentionnées avec "casiers" ou "filets fixes (maillants)", mais garde l’œil sur les certifications et l'origine.
Certaines zones marines sont vraiment à éviter, car la pression de pêche y est trop forte et ça aggrave encore plus les dégâts écologiques. Par exemple, mieux vaut éviter d'acheter des poissons venant de la Méditerranée, car cette mer est aujourd'hui surpêchée à plus de 75%. Évite également les produits issus de zones côtières d'Afrique de l'Ouest comme le golfe de Guinée, où des flottes de pêche industrielle étrangère déciment les stocks locaux et menacent la sécurité alimentaire des communautés côtières. De même, fais attention aux produits issus des eaux autour de la Mer Baltique, où beaucoup d'espèces comme le cabillaud souffrent fortement de la surpêche couplée à une pollution importante. Et pour savoir exactement d'où vient ton poisson quand tu fais tes courses, jette systématiquement un œil sur l'étiquette ou demande directement au poissonnier la zone FAO précise de pêche. Si tu vois ces zones sensibles, pense à choisir une alternative plus durable.
Cible prioritairement des poissons provenant de zones maritimes régulées, comme celles établies par l'Union européenne avec ses quotas précis et contrôles stricts (Atlantique Nord-Est par exemple). Ces zones sont évaluées scientifiquement chaque année pour maintenir des stocks viables. Choisis aussi certains poissons pêchés en mer du Nord ou en mer Baltique, où la réglementation est renforcée. Tu peux te fier au numéro FAO inscrit sur l'étiquette du poisson pour en connaître précisément la provenance : par exemple, la zone FAO 27 correspond à l'Atlantique Nord-Est, réputée mieux encadrée. Evite en priorité les poissons issus de zones peu réglementées comme certaines parties du Pacifique Sud-Est (zone FAO 87), souvent caractérisées par des contrôles limités et un risque accru de surpêche.


Environ 4,6 millions de bateaux de pêche dans le monde contribuent à la surpêche.
Adoption de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (UNCLOS) afin de réglementer l'exploitation des océans et leurs ressources.
Le Sommet de la Terre à Rio de Janeiro, où la pêche durable devient un thème majeur des débats internationaux sur l'environnement.
Création du Marine Stewardship Council (MSC) pour certifier les pratiques de pêche durable à l'échelle mondiale.
Sommet mondial sur le développement durable de Johannesburg, appelant à restaurer les stocks halieutiques surexploités d'ici 2015.
Introduction officielle en France du label 'Pavillon France' promouvant la pêche durable et locale.
Adoption par l'ONU de l'objectif de développement durable numéro 14 'Vie aquatique', visant à conserver et exploiter durablement les océans.
La FAO publie un rapport alarmant indiquant que 33 % des stocks mondiaux de poissons sont surexploités.
Tu peux facilement consommer du maquereau et du hareng, car ces espèces sont abondantes grâce à des taux de reproduction élevés et à une gestion assez stricte des quotas de pêche. La sardine, quand elle est pêchée en Atlantique nord-est, c'est aussi une chouette option écologique avec ses populations plutôt en bonne santé. T'aimes manger du poisson blanc ? Oriente-toi vers le lieu noir ou la plie, souvent bien gérés et disponibles toute l'année. Du côté fruits de mer, les moules d'élevage sur cordes sont impeccables niveau impact : pas de prise accessoire, zéro engrais ou produits chimiques. Les fermes d'huîtres françaises font aussi parfaitement l'affaire, puisque leur élevage ne demande pas de nourrissage et améliore même parfois la qualité de l'eau locale en filtrant les particules. Quant au saumon, vise impérativement des élevages certifiés bio ou ASC (Aquaculture Stewardship Council) pour avoir une garantie solide sur le respect des critères environnementaux.
Le thon rouge de l'Atlantique est hyper sensible à la surpêche à cause de sa maturité sexuelle tardive, il atteint l'âge de reproduction vers 4 à 5 ans. Résultat : populations en chute libre depuis les années 1970, en baisse jusqu'à 85 % dans certaines zones. Évite aussi absolument le requin, particulièrement le requin-marteau et le requin mako — leur reproduction est tellement lente qu'ils sont incapables de récupérer face à une pêche intensive, et plus de 30 % des espèces de requins sont aujourd'hui menacées.
Les anguilles européennes subissent également de plein fouet la surpêche et la destruction d'habitats naturels. Leur population a chuté de plus de 90 % depuis les années 80. C'est super dramatique car leurs bébés ("civelles") sont particulièrement prisées en gastronomie et victimes de trafics illicites.
Gaffe au mérou brun, très apprécié en Méditerranée, mais à déconseiller totalement. Il grandit lentement, se reproduit peu et demeure vulnérable : résultat, sa population a fortement décliné sur de nombreux littoraux européens ces dernières décennies. Même chose pour l'espadon méditerranéen, qui se remet à peine des ravages de la pêche au filet dérivant et à la palangre.
Enfin, tu peux laisser tomber complètement la consommation de saumon sauvage de l'Atlantique, des logements de frai détruits, une mauvaise qualité des eaux de reproduction et une surpêche chronique l'ont rendu extrêmement rare à l'état sauvage, faisant qu'aujourd'hui on trouve principalement du saumon d'élevage.
Le saviez-vous ?
Choisir des poissons à la bonne saison contribue à préserver les stocks. Par exemple, privilégier le bar de ligne français uniquement pendant sa saison (mai à octobre) permet de limiter la pression de pêche sur l'espèce.
La pêche au chalut de fond peut endommager gravement les habitats marins fragiles, détruisant ainsi des coraux vieux de plusieurs centaines, voire milliers d'années en quelques passages seulement.
Selon l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), plus de 34% des ressources halieutiques mondiales sont considérées comme surexploitées, nécessitant des actions urgentes vers une pêche durable.
Les fermes aquacoles durables certifiées peuvent offrir une bonne alternative à la pêche sauvage, à condition qu'elles respectent des normes strictes visant à protéger les écosystèmes marins et à prévenir la pollution.
Ce label bleu avec un poisson blanc dessus, tu l'as forcément déjà croisé dans les magasins. Derrière ce logo, c'est toute une organisation internationale, fondée en 1997 par WWF et Unilever, qui bosse pour réduire la surpêche en contrôlant des critères concrets comme l'état des stocks, l'impact environnemental ou encore une gestion efficace des pêcheries.
Pour décrocher le fameux sésame MSC, les pêcheries passent par une vraie évaluation stricte : des vérificateurs indépendants viennent inspecter sur place comment les pêcheurs travaillent, de quelle espèce il s'agit, et où exactement le poisson a été pêché. Ce n'est pas du tout cuit : en gros, seulement une pêcherie sur deux ayant essayé obtient ce label dès la première tentative.
Le MSC travaille actuellement avec environ 600 pêcheries à travers le monde qui représentent 15 % du total mondial des prises marines sauvages. Et les poissons labellisés MSC, tu les retrouves un peu partout dans ton quotidien : thon, colin d'Alaska, cabillaud, sardines ou encore maquereau en boîte.
Le logo MSC, c'est une façon solide de faire tes courses en sachant que t'encourages des pratiques de pêche respectueuses des océans. Mais attention, le MSC reste critiqué par certaines ONG sur la façon dont il accorde parfois son label à de grosses entreprises industrielles. Donc, oui, c'est pas parfait, mais clairement, ça reste un indicateur fiable quand tu remplis ton panier.
Le label Pavillon France se concentre uniquement sur des poissons débarqués dans les ports français. Le poisson labellisé doit être débarqué selon des pratiques rigoureuses : seulement certaines méthodes de pêche responsables sont acceptées, comme la pêche à la ligne, au casier, aux filets fixes sélectifs ou au chalut contrôlé. Pavillon France vérifie l'état des stocks régulièrement et exclut les poissons provenant des zones en difficulté écologique ou fortement menacées. Un point positif sympathique avec ce label : chaque poisson labellisé porte la mention explicite du nom du bateau, du port et même de la date de débarquement. Ça permet une vraie traçabilité. Lorsqu'on achète du poisson étiqueté Pavillon France, on soutient spécifiquement les pêcheurs français engagés dans une démarche plus durable. Ce label est contrôlé par des organismes de certification indépendants, pas question d'autocontôle ou de déclaratif dans leur processus.
Le label Friend of the Sea garantit une pêche durable et une aquaculture responsable. Lancé en 2008, il certifie à la fois des pêcheries sauvages et des fermes aquacoles. Il repose sur des critères précis comme des stocks de poissons abondants et des méthodes de pêche sélectives qui limitent les captures accidentelles. Les pêcheries labellisées doivent également éviter les prises d'espèces menacées comme les tortues, dauphins ou oiseaux marins. Le label impose aussi que l'impact sur les fonds marins soit évalué et réduit au minimum grâce à l'arrêt ou à la limitation drastique des fonds raclés. Autre point fort : la chaîne d'approvisionnement est contrôlée, de la pêche au consommateur, pour garantir une vraie traçabilité. Aujourd'hui, on compte plus de 1000 produits et entreprises certifiés dans près de 70 pays dont des produits très divers comme le saumon, le thon, les crevettes ou l'huile de poisson. Un bon réflexe en magasin : chercher le petit logo rouge "Friend of the Sea" quand on hésite devant les rayons.
Environ 1,6 milliard de personnes dépendent directement de la pêche pour leur alimentation et leur emploi.
Seulement 8% des stocks mondiaux de poissons sont gérés de manière durable.
Environ 25% des pêcheries dans le monde sont écologiquement destructives.
Les coûts extrêmes de la surpêche peuvent représenter 2,50€ pour chaque euro gagné par l'industrie de la pêche.
Plus de 50% des récifs coralliens dans le monde sont menacés en raison de la surpêche.
| Type de poisson | Statut de pêche | Labels de durabilité | Conseils supplémentaires |
|---|---|---|---|
| Sardine | Population stable | MSC (Marine Stewardship Council) | Préférer les sardines pêchées localement |
| Thon rouge | Menacé, à éviter | Choisir des alternatives plus durables comme le thon listao | |
| Colin d'Alaska | Gestion durable | MSC (Marine Stewardship Council) | Éviter les produits où la méthode de pêche n'est pas indiquée |
| Crevette tropicale | Varie selon l'origine | ASC (Aquaculture Stewardship Council) | Éviter les crevettes issues de la pêche au chalut |
Si tu as l'habitude de consommer du thon rouge, victime de surpêche et en déclin important, choisis plutôt de la bonite à ventre rayé. Son goût et sa texture sont très proches, elle est abondante, et sa méthode de pêche à la ligne limite les prises accessoires.
Envie d'un poisson blanc comme le cabillaud, menacé par la pêche intensive ? Opte pour le lieu noir, son cousin durable. Chair ferme et savoureuse, stocks stables en Atlantique Nord-Est.
Fan de saumon atlantique sauvage au bord de la surexploitation ? Remplace-le par une truite d'élevage durable certifiée. Même chair tendre et riche en oméga-3, moins d'impact sur les ressources marines.
Le requin, souvent vendu sous le nom de saumonette ou veau de mer, est victime d'une situation critique. Pense à la raie bouclée issue d'une pêche à la palangre durable en provenance de zones bien gérées, goût délicat assuré.
Enfin, le populaire mais menacé empereur ou espadon peut laisser place à la dorade coryphène (ou mahi-mahi). Chair délicieuse, pêche responsable possible avec lignes et hameçons, parfaite aussi bien grillée que marinée.
Pas besoin d'abandonner tes plats préférés, juste d'ajuster le choix pour aider les océans.
Si tu cherches un peu de variété dans tes menus tout en gardant une démarche durable, il existe des protéines marines originales à connaître.
Les algues, par exemple, regorgent de protéines, vitamines et nutriments essentiels comme l'iode ou le fer. Certaines algues comme la spiruline contiennent jusqu'à 60 % de protéines, c'est même plus que le poulet. Les variétés telles que la dulse, le nori ou la wakamé apportent aussi un goût sympa dans les recettes maison : salades, soupes ou tartares improvisés. Leur culture en mer est légère en eau douce, fertilisants et pesticides, c'est une vraie protéine du futur.
Le krill, ces mini-crevettes à la base de la chaîne alimentaire marine antarctique, commencent aussi à être disponibles sous forme d'huile ou compléments alimentaires riches en oméga-3. Mais attention, opte impérativement pour un krill issu d'une pêche certifiée durable (label MSC), car ses ressources doivent être bien contrôlées.
N'oublie pas les moules non plus. Moins exigeantes en ressources, faciles à élever et bonnes pour la mer grâce à leur capacité à filtrer l'eau, elles constituent un choix écologique et abordable. En consommer ne stresse pas trop l'océan et contribue même à la qualité de l'eau des côtes.
Enfin, côté innovations alimentaires, les protéines issues de la culture de micro-organismes marins gagnent aussi du terrain. Fais attention aux entreprises innovantes proposant des produits à base de protéines fermentées issues de microalgues ou champignons marins. Elles débarquent doucement sur le marché français et pourraient devenir des alternatives intéressantes à la pêche traditionnelle.
Ocean Wise est une initiative venue tout droit du Canada. À la base, c'est l'Aquarium de Vancouver qui a lancé ce programme en 2005 pour faciliter le choix des poissons et fruits de mer issus de méthodes durables. Ils bossent directement avec des chercheurs scientifiques pointus pour classer les produits selon quatre critères clairs : état de santé des espèces, gestion de la pêche, impact de la méthode utilisée et niveau des prises accessoires (ces poissons capturés involontairement et souvent rejetés à la mer). Tu reconnais instantanément les produits validés grâce à leur logo représentant une baleine stylisée dans un rond noir. Ils actualisent régulièrement leur liste selon les dernières études scientifiques. Ocean Wise met aussi à disposition une appli intuitive gratuite pour smartphone. Elle te permet facilement de vérifier le statut durable des espèces en quelques secondes au resto ou chez ton poissonnier. Sur leur appli, t'as même des infos pratiques comme les alternatives durables à ton poisson préféré s'il est menacé ou surexploité. Bref, un outil franchement pratique pour agir simplement, sans se prendre la tête.
Parmi les espèces couramment concernées figurent le thon rouge, la morue de l'Atlantique, certains stocks d'anchois, de cabillaud ainsi que des espèces comme le requin ou certaines variétés de saumon sauvage.
Pour vérifier que le poisson proposé à l'achat est issu de la pêche durable, fiez-vous aux labels reconnus tels que MSC (Marine Stewardship Council), Pavillon France ou Friend of the Sea. Ces labels garantissent que le produit a été pêché en respectant un cahier des charges strict en termes environnementaux et sociaux.
La pêche durable est une pratique de pêche responsable qui permet de préserver les stocks de poissons et de minimiser l'impact sur les écosystèmes marins. Elle utilise des méthodes respectueuses de l'environnement, limite les prises accessoires et favorise le renouvellement naturel des espèces marines.
La surpêche entraîne des conséquences graves telles que la perte de biodiversité marine, le déséquilibre des écosystèmes aquatiques, l’effondrement de populations entières de poissons, ainsi que des impacts négatifs sur les communautés côtières dont les revenus résident principalement dans la pêche.
Oui, plusieurs applications existent pour faciliter vos choix. Par exemple, l'application Ocean Wise guide les consommateurs vers des choix de poissons durables en indiquant la durabilité des espèces et en proposant des alternatives aux variétés menacées.
La pêche à la ligne est beaucoup plus sélective que la pêche au chalut. Elle limite les prises accidentelles de poissons non ciblés et l'impact destructeur sur les habitats marins tels que les fonds marins, contrairement au chalutage qui endommage souvent ces écosystèmes vulnérables.
Vous pouvez privilégier des espèces non menacées et abondantes aux propriétés nutritionnelles similaires. Par exemple, remplacer le thon rouge par des poissons comme le maquereau ou les sardines, riches en oméga-3 et provenant généralement de stocks plus durables. Vous pouvez également diversifier vos sources de protéines marines en envisageant des fruits de mer durables.

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