En moyenne, une caméra thermique peut mettre en évidence jusqu'à 25 % des défauts d'isolation invisibles à l’œil nu.
Il suffit généralement de 5 minutes d'inspection attentive à l'aide d'une bougie allumée ou d'un bâton d'encens pour détecter des infiltrations d'air importantes autour d'une fenêtre ou d'une porte.
Les vitrages triples permettent de réduire jusqu'à 3 fois les pertes thermiques comparés à un simple vitrage classique.
Les planchers bas mal isolés peuvent être responsables de près de 7 à 10 % des pertes thermiques d'une maison individuelle en moyenne, mais atteignent jusqu'à 17% selon les configurations.
Détecter rapidement les pertes de chaleur chez soi, c'est un réflexe simple mais essentiel pour le confort, l'écologie et le porte-monnaie. En France, environ 30 % des déperditions énergétiques domestiques proviennent d'une mauvaise isolation de l'habitation. Résultat : on chauffe inutilement, l'air chaud fuit par des fissures ou des joints abîmés et on paie une facture salée. Identifier les pertes thermiques, c'est donc limiter le gaspillage et économiser durablement sur ses dépenses de chauffage. C'est aussi une manière concrète d'agir pour la planète. Chaque degré supplémentaire inutile représente environ 7 % de consommation énergétique additionnelle : autant d'émissions de gaz à effet de serre facilement évitables. En localisant précisément les zones fragiles, tu peux cibler et prioriser tes travaux d'isolation efficacement. Un logement bien isolé consomme moins, offre un meilleur confort thermique hiver comme été, valorise ton bien immobilier et réduit l'empreinte carbone. C'est gagnant-gagnant.
Une fissure, même minuscule, peut être responsable de 5 à 15% des pertes thermiques dans une pièce. Concrètement, des fissures cachées derrière les plinthes, autour des encadrements des fenêtres ou dans les matériaux de construction (plâtre, béton cellulaire, briques) génèrent d'importants courants d'air. Vérifie particulièrement les jonctions mur-plafond et mur-sol. Observe aussi l'état des joints autour de tes portes et fenêtres : si le mastic est sec ou craquelé, il ne remplit plus son rôle d'étanchéité. Un test simple : prends une feuille de papier fine, glisse-la entre la fenêtre fermée et son cadre. Si tu peux retirer la feuille facilement, ton joint est probablement fatigué. Autre point clé : les gaines techniques (conduits électriques, câbles TV, réseaux de tuyauterie) traversent fréquemment murs et sols ; inspecte ces percements à la recherche d'usure ou d'un espace vide autour des conduits.
Les moisissures ou champignons apparaissent souvent sous forme de taches noires, verdâtres ou blanchâtres dont la texture est parfois poudreuse ou veloutée. Checke en priorité les angles des plafonds, les jonctions mur-plafond, derrière les meubles ou rideaux accolés aux murs, et les rebords de fenêtres. Certaines espèces de moisissures produisent une odeur caractéristique, un peu comme un sous-sol humide ou une vieille cave, ce qui peut te guider là où tu ne soupçonnerais pas leur présence. Attention à ne pas confondre une tache de salissure avec une vraie moisissure : la saleté s'enlève facilement ; la moisissure, elle, revient rapidement après un nettoyage superficiel. Si tu observes une zone humide depuis longtemps, sois vigilant au risque de prolifération cachée derrière les revêtements muraux, en particulier le placo ou le papier peint. N’hésite pas à utiliser un petit hygromètre électronique : un taux d'humidité supérieur à 60 % dans une pièce doit absolument te mettre la puce à l'oreille.
La condensation excessive révèle souvent des zones froides où l'isolation thermique fait défaut. Vérifie prioritairement les rebords inférieurs des fenêtres, la jonction murs-plafonds et derrière les gros meubles collés aux murs extérieurs. Une humidité persistante à ces endroits signifie que l'air chaud intérieur se refroidit brutalement au contact de surfaces mal isolées. À long terme, cela favorise l'apparition de moisissures et altère la qualité de l'air intérieur. Ne te limite pas à sécher les surfaces : creuse plus loin pour repérer pourquoi elles apparaissent précisément à ces endroits. Une surface constamment humide indique clairement une perte thermique à corriger.
| Méthode de détection | Principe | Avantages | Limites |
|---|---|---|---|
| Caméra thermique infrarouge | Visualise les zones froides ou chaudes par variation de couleurs grâce aux rayonnements infrarouges. | Précision élevée, identification rapide et claire des pertes de chaleur. | Coût élevé d'achat ou de location, nécessite une interprétation des résultats. |
| Test d'infiltrométrie ("porte soufflante") | Évalue l'étanchéité à l'air en mettant le logement sous pression pour localiser les fuites. | Détection exhaustive des infiltrations d'air, mesures quantitatives précises. | Nécessite l'intervention d'un professionnel, coût conséquent. |
| Inspection extérieure visuelle | Observation directe des fissures, défauts d'isolation et joints détériorés au niveau des façades, murs, fenêtre ou portes. | Gratuit, facilement réalisable par soi-même, rapide à effectuer. | Détection limitée aux problèmes visibles seulement. |
Place ta main à quelques centimètres des zones suspectées comme les contours des fenêtres, des portes ou près des prises électriques. Commence par vérifier un endroit témoin, neutre, loin d'une ouverture, pour bien avoir la sensation normale de la température ambiante sur ta peau. Ensuite, rapproche progressivement le dos de ta main vers les endroits à problème : cette partie est plus sensible au changement de température que ta paume. Déplace-toi lentement, concentre-toi sur les sensations froides ou les petits courants d'air, même très légers. Si tu sens un filet d'air ou une différence de température notable, c’est le signe d'une infiltration thermique. Pense bien à effectuer ce test par temps froid ou venteux, ça permettra de mieux détecter les infiltrations, surtout si le chauffage est actif à l'intérieur.
Les fenêtres sont responsables d'environ 10 à 15 % des pertes de chaleur d'une maison, même si elles sont fermées. Pire si les cadres sont vieux ou mal isolés : là, ça grimpe jusqu'à 25 %. Même les fenêtres très récentes peuvent montrer des faiblesses si l'installation a été mal faite. Passe ta main lentement le long des contours du cadre, des charnières et au niveau du vitrage, en particulier en bas des vitres et dans les coins où le froid adore s'infiltrer.
Les portes sont aussi critiques. Attention surtout à la porte d'entrée et celle reliant au garage ou à la cave non chauffée. Même une toute petite fissure peut suffire à laisser entrer le froid. Une porte légère ou creuse est habituellement peu efficace contre le froid, même en bon état. Donc, n'oublie pas de vérifier le dessous de porte et le contour, surtout au niveau du seuil et de la serrure.
Les prises électriques murales placées sur des murs extérieurs font partie des endroits auxquels on ne pense quasiment jamais. Pourtant, c'est typiquement un point faible d'isolation. Derrière une prise, il arrive parfois que l'isolation soit inexistante ou mal ajustée, créant ainsi un pont thermique direct. Passe ta main autour des prises pour voir si un courant d'air passe. Si ça souffle froid, c'est qu'il est temps d'améliorer l'isolation de ces zones-là.


Le chauffage représente en moyenne 62 % de la consommation énergétique totale d'un ménage français.
Première réglementation thermique française (RT 1974) applicable dès 1977, imposant des exigences minimales en matière d'isolation des logements neufs.
Entrée en vigueur de la Réglementation Thermique 1989 (RT1989), introduisant des normes plus strictes concernant l'isolation thermique des bâtiments pour réduire les pertes de chaleur.
Mise en application de la Réglementation Thermique 2000 (RT 2000), visant à améliorer la performance thermique globale des logements avec notamment des exigences sur les ponts thermiques.
Développement et démocratisation des caméras thermiques infrarouges pour les particuliers souhaitant détecter facilement les pertes d'énergie dans leurs habitations.
Introduction de la Réglementation Thermique 2012 (RT 2012) rendant obligatoire la construction de bâtiments à basse consommation énergétique (BBC) dans le neuf, renforçant ainsi l'importance de détecter et traiter les pertes thermiques.
Conception et démocratisation d'outils de détection thermique accessibles au grand public, comme les thermomètres infrarouges à des prix grand public.
Allume simplement une bougie ou un bâtonnet d'encens et approche-le doucement des points sensibles comme les contours de fenêtres, les cadres de portes ou les prises électriques. Observe la fumée ou la flamme : si elle vacille ou est attirée vers l'intérieur ou l'extérieur de la pièce, c’est signe d'un courant d'air et donc d'une perte thermique. Fais ça un jour où il y a une différence notable entre la température extérieure et intérieure, idéalement lorsqu'il y a un léger vent dehors, pour plus de précision. Ferme les portes intérieures et éteins ta VMC avant l’inspection pour éviter les perturbations et repérer clairement les entrées d'air non voulues. Ce test simple te permet d’identifier visuellement et rapidement les zones exactes à isoler.
Avant d'allumer ta bougie ou ton bâtonnet d'encens, assure-toi toujours d’éteindre le système de ventilation mécanique (comme une VMC). Cela améliorera la précision de ton test. Quand tu réalises ce test, garde à l'esprit que la flamme d’une bougie peut rapidement déclencher un feu sur une surface inflammable à proximité (rideau, papier peint, plante, etc.). Place-toi donc loin de ces matières, et tiens la bougie ou l'encens stable, idéalement sur un support non inflammable comme une petite coupelle métallique. Pense aussi à vérifier que ta pièce soit suffisamment ventilée après avoir utilisé un encens : certaines variétés dégagent des polluants irritants pour tes voies respiratoires, notamment le benzène et le formaldéhyde. Réalise tes tests sur une durée courte pour ne pas saturer l'air ambiant. Enfin, ne laisse jamais une flamme ou un bâtonnet d'encens sans surveillance, même quelques instants, et garde toujours à proximité un moyen simple pour éteindre rapidement (verre d'eau, chiffon humide, extincteur domestique).
Le saviez-vous ?
Selon l'ADEME, une humidité excessive augmente la conductivité thermique des matériaux muraux, réduisant fortement leur capacité isolante. Une bonne ventilation contribue donc indirectement à limiter les pertes de chaleur !
Saviez-vous que les ponts thermiques peuvent causer jusqu'à 10 à 20% des pertes totales de chaleur dans votre habitation ? Ces ponts thermiques se situent principalement aux jonctions murs/planchers, murs/toitures ou autour des ouvertures.
D'après plusieurs études, près de 15% des pertes d’énergie d'un logement proviennent des fenêtres et des vitrages vétustes ou mal isolés. Opter pour un double ou triple vitrage performant est un excellent investissement à long terme.
Saviez-vous qu'abaisser la température intérieure de seulement 1°C permet d'économiser environ 7% sur votre facture annuelle de chauffage, selon les estimations du Ministère de la Transition écologique ? Une petite correction qui aide à économiser et préserve l'environnement !
Un thermomètre infrarouge lit la température à distance en mesurant le rayonnement thermique émis par une surface ou un objet ciblé. Chaque objet chaud dégage une énergie sous forme d'ondes infrarouges, invisibles à l'œil nu. L'appareil capte ces ondes avec un détecteur sensible et les convertit rapidement en données de température visibles à l'écran. Cette mesure dépend de ce qu'on appelle l'émissivité, un critère propre à chaque matériau qui indique à quel point il émet efficacement de la chaleur sous forme infrarouge. Par exemple, les surfaces mates ou sombres ont généralement une émissivité proche de 1 (soit très élevée), ce qui donne une mesure fiable, alors que les objets brillants, très réfléchissants comme les métaux polis, affichent souvent une émissivité faible, compliquant ainsi les relevés précis. Pour compenser ça, les thermomètres à infrarouge permettent d'ajuster manuellement cette émissivité selon les matériaux ciblés, assurant ainsi une meilleure précision dans les résultats obtenus. Autre détail concret : la taille de la zone de mesure est liée au rapport appelé Distance/Spot (D/S), typiquement indiqué sur les appareils (par exemple 12:1 signifie qu'à 12 cm de distance, le diamètre de mesure sera de 1 cm). Donc, plus tu t'éloignes, plus la zone mesurée est large, ce qui peut mélanger les températures et rendre le résultat moins évident à interpréter.
Le moment idéal pour effectuer une mesure thermique fiable est en général tôt le matin, avant le lever du soleil, ou tard le soir, après son coucher. Pourquoi ? Durant ces périodes, les températures intérieures et extérieures ont eu le temps de se stabiliser. En journée, avec le rayonnement solaire, certaines surfaces se réchauffent et biaisent tes résultats. En clair, choisis une journée fraîche, sans pluie ni vent fort, et idéalement nuageuse, pour minimiser l'influence du soleil sur tes mesures thermiques. En respectant ces moments précis, tu obtiens des données bien plus précises et tu détectes plus clairement les zones à problèmes.
Commence par régler correctement ton thermomètre infrarouge : ajuste l'émissivité selon la surface que tu veux mesurer (0,95 pour des murs peints ou mats, environ 0,90 pour du bois brut). Prends tes mesures lorsque la différence entre température intérieure et extérieure est nette : idéalement tôt le matin ou tard le soir. Tiens l'appareil à une distance d'environ 50 cm à 1 m de la surface visée pour une mesure précise — trop près ou trop loin, tu perds en fiabilité.
Balaye toutes tes parois lentement : insiste sur les parties comme les coins de murs, cadres de fenêtres, jointures des portes et zones proches du plafond et du sol. Ces endroits révèlent souvent des différences de température marquées dues aux infiltrations ou aux problèmes d'isolation.
Note chaque écart anormal de température (souvent plus de 2 à 3 degrés par rapport au reste de la pièce). Enregistre tes relevés méthodiquement : tu pourras ainsi identifier clairement les zones prioritaires d'amélioration thermique sans devoir tout refaire à chaque fois.
Abaisser de seulement 1°C son chauffage permet de réaliser une économie d'énergie d'environ 7%.
Les fuites d'air par des jointures mal étanches représentent environ 7% des pertes thermiques dans un logement classique.
Environ 20 % des pertes de chaleur d'une maison proviennent essentiellement des murs mal isolés.
Environ 15 % des pertes thermiques proviennent des fenêtres peu étanches ou sous-performantes.
C'est en moyenne la part des pertes de chaleur d'une habitation causées par une toiture mal isolée.
| Méthode de détection | Avantages | Éléments à vérifier dans la maison |
|---|---|---|
| Caméra thermique | Rapidité de détection et visualisation claire des pertes | Fenêtres, portes, toit, murs extérieurs |
| Test de la bougie ou de l'encens | Peu coûteux et facile à réaliser soi-même | Cadres de fenêtres, bas des portes et sorties d'air |
| Thermomètre infrarouge | Précision de mesure et utilisation simple | Coins des murs, plafonds et planchers |
Un thermogramme, c'est simplement une image qui représente les températures des surfaces grâce à différentes couleurs. Chaque couleur correspond à une température précise : les nuances chaudes (rouge, orange, jaune) montrent les zones les plus chaudes, tandis que les couleurs froides (bleu, violet, vert) indiquent les endroits où tu perds de la chaleur. Concrètement, les ponts thermiques, responsables des pertes énergétiques, apparaissent comme des zones plus froides à la caméra thermique. Grâce à l'émissivité (la capacité des matériaux à émettre de l'infrarouge), chaque matériau affiche des températures différemment, même s'ils sont à la même température réelle. Par exemple, les métaux brillants ont souvent une émissivité très faible, donc peuvent fausser un peu le résultat s'ils ne sont pas réglés correctement sur la caméra. C'est pour ça qu'il faut ajuster l'appareil selon les matériaux analysés. L'idéal est toujours d'avoir un écart significatif (au moins 10 à 15°C) entre l'intérieur et l'extérieur pour bien voir ce qui cloche. Prends garde aussi aux faux positifs : les reflets, le rayonnement solaire direct ou des objets chauds à proximité peuvent perturber la lecture du thermogramme.
D'abord la location : pratique si tu t'en sers une fois par an, par exemple juste au début de l'hiver. Il existe des magasins spécialisés ou plateformes de location entre particuliers où tu peux louer ce matériel : les tarifs démarrent généralement autour de 50 à 100 euros la journée pour une caméra thermique de qualité correcte.
L'achat est plus adapté si tu comptes l'utiliser régulièrement pour suivre tes travaux d'isolation dans la durée. Une caméra thermique grand public efficace et simple à utiliser coûte au minimum entre 300 et 600 euros. Certaines marques reconnues comme FLIR, par exemple, proposent des modèles accessibles qui se branchent directement sur ton smartphone, ce qui simplifie sacrément l'utilisation tout en assurant un résultat précis et fiable.
Enfin, faire appel à un professionnel peut s'avérer judicieux si tu veux une analyse poussée, détaillée et fiable. Un thermographe certifié peut interpréter précisément les clichés pris, détecter des problèmes invisibles à l'œil d'un novice, et surtout te fournir des recommandations personnalisées pour améliorer ton isolation. Ce service tourne généralement autour de 200 à 500 euros pour un diagnostic complet, selon la taille du logement et le niveau de détails demandé.
À toi de voir selon ton budget, la fréquence de tes besoins d'analyse, et ton envie de mettre les mains dans le cambouis ou de laisser faire un pro.
Quand tu regardes une image thermique, les différentes couleurs t'indiquent des niveaux précis de chaleur : les zones chaudes apparaissent rouge ou orange, tandis que les zones froides sont bleues ou vertes. Attention, cependant, ces couleurs sont toujours relatives à la température ambiante du moment où tu réalises ta mesure.
Commence toujours par repérer les zones à forts contrastes thermiques : par exemple, une toiture uniformément orange avec une zone bleue révèle probablement un défaut d'isolation ou une humidité stagnante dans ce secteur précis. Observe aussi attentivement les zones autour des fenêtres et des portes : des traînées bleues le long des encadrements signalent souvent des infiltrations d'air.
Garde en tête quelques pièges classiques : une surface réfléchissante (miroir, acier, vitre) peut produire des reflets trompeurs sur tes relevés. C'est ce qu'on appelle le phénomène d'émissivité faible. Pour éviter ces erreurs, règle correctement l'émissivité sur la caméra thermique (une valeur autour de 0,95 convient à la plupart des matériaux non réfléchissants).
Fais aussi attention à ne pas tirer de conclusions hâtives sur un seul cliché thermique. Compare toujours plusieurs images sous différents angles et à des heures variées, afin de confirmer tes observations. Enfin, associe idéalement ta lecture thermique à une vérification manuelle sur place (toucher, inspection visuelle) : c'est cette double approche qui te permettra une analyse fiable et précise des pertes thermiques de ton logement.
Le vitrage simple est totalement dépassé côté isolation thermique : il laisse s'échapper jusqu'à 6 fois plus de chaleur qu'un vitrage moderne performant. Clairement, il n’est plus adapté si tu cherches à faire des économies d’énergie ou à améliorer ton confort.
Le double vitrage traditionnel est aujourd'hui le minimum conseillé. Concrètement, en passant d'un simple au double vitrage standard (4/16/4, soit deux verres de 4 mm séparés par 16 mm d'air ou de gaz), tu peux facilement réduire tes déperditions thermiques par les fenêtres de près de 40 %. Cela se traduit rapidement sur tes factures d'énergie et ton confort au quotidien.
Pour aller plus loin, le double vitrage à isolation renforcée (VIR) est encore plus performant. Il possède une fine couche transparente en argent ou en oxyde métallique qui limite davantage les échanges thermiques. Il peut réduire encore les pertes de chaleur de 20 à 30 % par rapport au double vitrage classique.
Enfin, le triple vitrage, composé de trois couches de verre séparées par deux espaces remplis de gaz (argon ou krypton), est la Rolls-Royce de l'isolation. Il excelle pour éviter les pertes thermiques dans les régions très froides ou pour les maisons passives. Attention cependant à son poids lourd qui nécessite des cadres renforcés, et à son coût plus élevé. Pour un logement situé dans une région tempérée, l’investissement n'est pas toujours rentable à moyen terme comparé à un très bon double vitrage.
Pour évaluer précisément la performance d'un vitrage, regarde bien son coefficient thermique (Uw), exprimé en W/m².K : plus il est bas, meilleure sera ton isolation. Aujourd'hui, un bon double vitrage isolant affiche généralement une valeur Uw autour de 1,2 à 1,0 W/m².K, tandis qu'un triple vitrage performant peut descendre à environ 0,7 à 0,5 W/m².K.
La majorité des pertes de chaleur se font souvent par des espaces minuscules entre les cadres des fenêtres et les joints. Pour tester facilement leur étanchéité, ferme ta fenêtre en coinçant une feuille de papier entre le cadre et l'ouvrant. Si tu peux retirer facilement la feuille une fois fermée, c'est signe que tes joints ne font plus vraiment leur boulot. Tu peux aussi passer le doigt directement sur le pourtour : une sensation de froid indique généralement une étanchéité défaillante. Ne sous-estime pas ces petits défauts, ils peuvent faire grimper ta facture énergétique de façon conséquente. Les joints en silicone ou en caoutchouc s'usent avec le temps, comptes environ 7 à 10 ans selon leur qualité initiale et les conditions climatiques. Avant de penser à remplacer complètement tes fenêtres, envisage d'abord un simple remplacement de joints. C'est une opération très accessible même aux novices, économique et diablement efficace pour réduire tes pertes de chaleur. Si tes fenêtres en bois présentent des cadres déformés à cause de l'humidité, tu peux envisager de les faire réajuster par un menuisier avant toute dépense plus lourde. Un contrôle rapide une fois par an devrait suffire largement à éviter les mauvaises surprises sur ta facture d'énergie.
La toiture est responsable d'environ 30 % des pertes de chaleur d'une maison mal isolée. C'est énorme. Même une petite fuite thermique sur le toit fait grimper ta facture d'énergie super vite. Une isolation abîmée, des tuiles cassées ou déplacées, ça laisse l'air chaud s'échapper facilement. Si t'as de la neige qui fond plus vite à certains endroits de ton toit en hiver, c'est un signe clair de perte thermique. Même chose quand tu vois de la condensation ou des traces d'humidité dans tes combles : c'est pas bon signe. Alors c'est important d'inspecter régulièrement ton toit, idéalement deux fois par an, pour vérifier les tuiles, l'isolant, et l’étanchéité globale. Si tu repères un problème, agis vite : plus tu tarderas, plus les dégâts thermiques seront grands, et plus ça fera mal à ton portefeuille et à la planète.
Oui, dans de nombreux pays, des programmes gouvernementaux tels que MaPrimeRénov' en France ou d'autres aides régionales peuvent vous accompagner financièrement dans vos travaux d'isolation thermique. Ces dispositifs permettent de réduire considérablement votre reste à charge pour des travaux importants (remplacement de fenêtres, isolation de la toiture, etc.). Renseignez-vous auprès des organismes locaux ou gouvernementaux compétents pour vérifier votre éligibilité.
Indirectement, oui. Les pertes thermiques et les infiltrations d'air créent un climat froid et humide à l'intérieur des logements, favorisant ainsi la formation de moisissures, responsables de problèmes respiratoires ou d'allergies chez certaines personnes. Un climat intérieur stable, sec et confortable est bénéfique pour votre santé physique ainsi que votre bien-être en général.
Les zones les plus fréquentes de pertes thermiques sont souvent les fenêtres (en particulier en simple vitrage), les portes extérieures, la toiture, les sols mal isolés, ainsi que les murs peu ou mal isolés. En moyenne, jusqu'à 30 % des pertes thermiques d'un logement peuvent provenir de la toiture, 25 % des murs et environ 10 à 15 % des fenêtres si elles sont mal isolées.
Un diagnostic thermique professionnel peut s'avérer nécessaire si vous ressentez constamment des courants d'air froid malgré un chauffage adéquat, si vous constatez des écarts importants de température dans différentes pièces ou encore si vos factures énergétiques augmentent de manière significative sans raison apparente.
Non, de nos jours, la caméra thermique est devenue accessible à tous. Bien que les professionnels utilisent souvent des modèles perfectionnés aux fonctionnalités avancées, il est possible aujourd'hui, pour un particulier, de louer ou d'acquérir des appareils à usage domestique, assez simples à utiliser, pour identifier clairement les pertes thermiques dans son logement.
Bien que ces outils puissent être utilisés de jour comme de nuit, les résultats les plus précis s'obtiennent généralement lorsque la différence entre température extérieure et intérieure est la plus marquée. C'est donc en soirée, après le coucher du soleil ou tôt le matin, pendant les périodes froides, que les mesures seront les plus fiables.
Pour contrôler l'isolation de vos fenêtres, référez-vous à la sensation de froid au toucher sur la surface vitrée, à l'apparition fréquente de condensation ou encore à la sensation de courants d'air près des cadres. Idéalement, un double vitrage performant est aujourd'hui un minimum recommandé. Le triple vitrage est particulièrement efficace dans les régions très froides ou pour les habitations à haute efficacité énergétique.
Vous pouvez rapidement installer des rideaux épais ou des stores thermiques sur les fenêtres, disposer des bas de porte isolants, poser des joints adhésifs autour des ouvertures, et fermer les volets dès la tombée de la nuit. Ces gestes simples permettent de diminuer sensiblement les pertes thermiques et d'améliorer rapidement votre confort.

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Question 1/5