Les bienfaits de l'agriculture urbaine dans les programmes scolairesUne perspective d'économie verte

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Les bienfaits de l'agriculture urbaine dans les programmes scolaires : une perspective d'économie verte
(illustration volontairement géométrique et minimaliste pour la sobriété)

Introduction

Contexte de l'agriculture urbaine

L'agriculture urbaine, loin d'être un concept nouveau, faisait déjà partie intégrante des villes pendant les deux guerres mondiales, période durant laquelle des "jardins de la victoire" fleurissaient partout où c'était possible. Aujourd'hui, c'est surtout un moyen malin pour combattre certains défis urbains, notamment la pénurie d'espaces verts, l'insécurité alimentaire et l'impact environnemental des transports liés à l'acheminement des aliments.

Selon la FAO (Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture), environ 800 millions de personnes pratiquent déjà une forme d'agriculture urbaine à travers le monde. Dans des villes comme Singapour, presque 90 % des besoins en légumes-feuilles sont couverts par des fermes verticales urbaines ultra-high-tech. À Paris, les initiatives poussent aussi rapidement : les toits végétalisés et les cultures hydroponiques dans des espaces inutilisés sont de plus en plus fréquents.

Ce retour à la production locale et urbaine n'est pas juste une tendance bio à la mode ; c'est une vraie solution face à la pression démographique. À l'heure actuelle, 55 % des humains vivent dans des zones urbaines. Ce chiffre pourrait grimper à 68 % d'ici 2050 selon l'ONU. La production alimentaire au cœur même des villes devient donc une nécessité.

Autre intérêt concret : resserrer le lien social. Quand il y a du vert dans les quartiers, ça améliore souvent la qualité de vie, la cohésion des habitants et réduit même certains comportements antisociaux, comme le vandalisme (d'après une étude de la revue scientifique Landscape and Urban Planning en 2018).

Bref, loin du petit passe-temps du dimanche, l'agriculture urbaine répond à de vraies problématiques modernes. Elle aide réellement les villes à devenir plus durables, plus autosuffisantes, plus humaines aussi.

24%

La part des émissions de gaz à effet de serre attribuable à l'agriculture, à l'utilisation des sols et à la déforestation

40%

L'augmentation potentielle de la production alimentaire grâce à des pratiques agricoles durables

148 millions

Le nombre d'emplois estimé créés par l'agriculture verte d'ici 2030

20%

La réduction potentielle des coûts alimentaires grâce à une production alimentaire locale

Objectif de l'article

Cet article veut décortiquer pourquoi mettre des jardins urbains directement dans les écoles pourrait être une super idée pour les élèves, mais aussi pour l'économie verte des villes. On va explorer comment ce type d'approche aide concrètement les jeunes à mieux manger, à mieux comprendre l'environnement et même à choper quelques compétences pratiques, utiles dans plein de métiers "verts" qui émergent aujourd'hui. L'objectif est de démontrer, chiffres et exemples réels à l'appui, comment ces projets scolaires améliorent le quotidien des élèves, réduisent la facture alimentaire des établissements, et donnent un coup de boost aux opportunités de jobs verts dans des coins urbains souvent en manque d'espace vert ou de nature. Pas juste du blabla écolo habituel, mais vraiment cerner précisément les résultats concrets obtenus déjà ici en France ou ailleurs.

Les avantages de l'agriculture urbaine dans les programmes scolaires

Éducation à l'environnement

Sensibilisation aux enjeux climatiques

Faire pousser des légumes dans les écoles, ça permet aux élèves de voir directement comment leur consommation impacte le climat. Par exemple, en comparant la culture d'une laitue sur place à celle venant d'un supermarché, les jeunes réalisent vite que produire localement évite des trajets polluants et réduit les émissions de CO2. Certaines écoles françaises, comme le collège Pierre-Mendès-France à Paris, adoptent des jardins pédagogiques sur les toits ou en cour intérieure, pour initier concrètement les gamins aux bienfaits écologiques des circuits courts. C'est un moyen simple et efficace d'ancrer une vraie conscience écologique dès le plus jeune âge. Autre exemple : à Montréal, des écoles participent au programme Écoles enracinées, où les élèves cultivent leur propre nourriture et organisent eux-mêmes la vente des récoltes localement, réduisant ainsi concrètement leur empreinte carbone tout en apprenant le business vert.

Apprentissage du cycle de vie des végétaux

Avec une ferme urbaine ou un potager pédagogique à l'école, les enfants passent de la théorie à la pratique : planter, entretenir, observer et récolter. Typiquement, un projet en classe commence par choisir des espèces à croissance rapide comme les radis ou les laitues, pour que les élèves captent vite comment ça marche. Le suivi est concret, simple et dynamique : ils voient comment les plantes évoluent de jour en jour, comprennent les besoins réels (lumière, eau, nutrition) et apprennent à reconnaître les problèmes éventuels comme l'apparition des maladies ou parasites.

Un exemple concret, c'est le programme "Jardins pédagogiques" lancé dans plusieurs écoles parisiennes qui invite les classes à documenter les étapes clés, à prendre des notes régulières et même à créer des vidéos explicatives courtes qu'ils diffusent ensuite sur internet. Résultat : ils maîtrisent mieux le cycle complet jusqu'à la récolte et réalisent concrètement tout le boulot qu'il y a derrière une assiette.

Autre intérêt concret : utiliser des dispositifs simples comme les lombricomposteurs en classe montre en direct comment la matière organique se recycle. Les élèves déposent leurs déchets alimentaires de la cantine, suivent de semaine en semaine le travail des vers de terre, puis réutilisent eux-mêmes ce compost pour enrichir les plantations suivantes. Ça boucle la boucle de façon visuelle, simple et immédiate.

Impact sur la santé des élèves

Amélioration des habitudes alimentaires

Les élèves qui participent activement à l'agriculture urbaine développent souvent un intérêt plus marqué pour les aliments frais, locaux et non transformés. Parce qu'ils s'investissent personnellement dans la production des légumes ou des fruits, ils ont tendance à mieux apprécier ces produits au moment des repas, selon plusieurs retours d'expérience d'écoles françaises comme l'école Gustave Rouanet à Paris. Des études réalisées au Canada montrent aussi que les enfants impliqués dans des programmes de jardins scolaires consomment en moyenne 20 à 30% de fruits et légumes supplémentaires comparés aux élèves de même âge non exposés aux potagers scolaires.

Concrètement, ça incite les gamins à délaisser naturellement la malbouffe au quotidien parce qu'ils sont plus curieux et fiers de goûter ce qu'ils ont fait pousser eux-mêmes. Pour rendre ça vraiment efficace, l'idéal c'est de combiner les activités de jardinage avec le temps du repas à la cantine. Par exemple, certaines écoles à Lyon cuisinent directement avec les enfants les légumes récoltés dans leur propre potager scolaire, montrant clairement l'intérêt du lien direct entre le jardinage et le plaisir de bien manger. Pas besoin de grands discours nutritionnels ici, juste cette expérience pratique suffit généralement à créer chez les jeunes une habitude alimentaire positive et durable.

Bien-être mental et physique

Mettre les mains dans la terre, c'est pas juste sympa, ça fait baisser le stress concrètement : des chercheurs ont découvert que certaines bactéries du sol, comme la Mycobacterium vaccae, stimulent la production de sérotonine, l'hormone du bonheur. Jardiner 30 minutes par semaine suffit déjà à réduire significativement l'anxiété chez les jeunes, selon une étude menée dans des collèges britanniques en 2019. Physiquement aussi, c'est loin d'être inutile : pailler, arroser ou planter permettent de travailler doucement les muscles sans s'en rendre compte. À Toronto, une école primaire a intégré des séances de jardinage quotidiennes de 15 minutes et noté une meilleure concentration des élèves en classe et une réduction notable des conflits durant les récréations. Pour une détente maximale, installer des mini-jardins sensoriels (herbes aromatiques comme la menthe, thym, lavande) dans les écoles aide à calmer facilement les élèves hyperactifs, grâce aux propriétés apaisantes des odeurs naturelles.

Développement des compétences pratiques

Travail en équipe et autonomie

Dans beaucoup d'écoles avec des jardins urbains, les enseignants organisent directement des équipes d'élèves en charge de leur propre parcelle. Par exemple, au collège Clément Guyard de Créteil, chaque petit groupe planifie ensemble quoi faire pousser, gère son espace et prend ses propres décisions sur l'entretien du jardin. Ça responsabilise concrètement : gérer l'arrosage, répartir les tâches, résoudre en équipe des petits problèmes comme des insectes nuisibles ou encore trouver ensemble comment optimiser la récolte. L'élève apprend rapidement à devenir autonome en réalisant lui-même des expériences pratiques, en testant et en voyant directement le résultat. Ce modèle est facilement reproductible : tu divises la classe en petits groupes, chacun prend en main sa parcelle, et les élèves apprennent naturellement à travailler ensemble tout en développant une vraie autonomie.

Sensibilisation à l'entrepreneuriat écologique

Les programmes scolaires intégrant l'agriculture urbaine offrent aux jeunes des compétences entrepreneuriales basées sur l'écologie, en les poussant à réfléchir concrètement à comment monter un projet durable. Par exemple, certains collèges de Paris et Lyon soutiennent la création de mini-coopératives étudiantes, qui cultivent et vendent leur propre production bio sur les marchés locaux ou via des plateformes numériques de commerce équitable. Concrètement, ça apprend aux élèves à gérer un petit business écologique, depuis la graine jusqu'à la gestion des ventes et la promo responsable sur les réseaux sociaux. Le Réseau National des Juniors Associations en France accompagne même ce type d'initiatives en aidant les jeunes à structurer leurs projets agricoles durables, leur permettant d'obtenir des financements et un accompagnement pro. Côté international, des écoles canadiennes comme l'école secondaire Vancouver Technical font pousser leurs légumes bio dans des serres urbaines et impliquent les élèves dans la gestion économique du projet, leur montrant que l'écologie peut être rentable. Ce genre d'expérience réelle prépare les jeunes à devenir de futurs entrepreneurs verts capables de monter des projets utiles, autonomes et économiquement viables, en s'appuyant sur l'économie circulaire, le compostage, ou encore l'utilisation intelligente des ressources naturelles locales.

Avantages de l'agriculture urbaine dans les programmes scolaires Effets Exemple
Education à l'environnement Prise de conscience des enjeux écologiques Création d'un potager pédagogique dans une école
Impact sur la santé des élèves Amélioration de l'alimentation et de l'activité physique Intégration de légumes frais dans les repas scolaires
Développement des compétences pratiques Acquisition de connaissances en jardinage et en gestion de projet Participation des élèves à la création d'un jardin communautaire

Intégration de l'agriculture urbaine dans les programmes scolaires

Exemples de programmes existants

Initiatives locales en France

À Paris, l'association Veni Verdi implante des potagers dans les collèges et lycées, comme au collège Pierre Mendès-France dans le 20e arrondissement où les élèves gèrent un jardin comestible sur le toit de leur établissement. À Lille, l'école primaire Sophie Germain propose un programme de "cantine verte" qui permet aux enfants de cuisiner avec des légumes cultivés sur place. À Bordeaux, le projet Les jardins perchés anime depuis plusieurs années des ateliers d'agriculture urbaine avec les écoles locales, transformant les cours bétonnées en véritables jardins pédagogiques. Côté pratique, beaucoup d'écoles françaises montent ces projets grâce à des initiatives comme celle de l'association La Main à la pâte, qui fournit gratuitement des ressources pratiques aux enseignants pour démarrer rapidement, des fiches pédagogiques jusqu'aux tutoriels vidéo pour des bacs potagers clé en main.

Exemples internationaux

Aux États-Unis, le projet Edible Schoolyard lancé par Alice Waters en Californie propose aux élèves de cultiver eux-mêmes les fruits et légumes qu'ils consomment à la cantine. Ça marche tellement bien qu'aujourd'hui, près de 5 500 écoles américaines ont imité l'initiative.

À Berlin, en Allemagne, les Prinzessinnengärten (jardins des princesses) invitent les jeunes citadins à transformer des espaces urbains abandonnés en véritables potagers éducatifs. Les élèves apprennent à cultiver des légumes bios et découvrent les bases d'une économie locale circulaire en vendant les récoltes sur place aux habitants du quartier.

À Cuba, après la crise économique des années 1990, l'initiative urbaine appelée organopónicos a développé des parcelles agricoles en plein centre-ville pour lutter efficacement contre les pénuries alimentaires. Aujourd'hui, c'est un exemple incontournable d'autosuffisance alimentaire urbaine intégré dans de nombreuses écoles cubaines.

Côté Royaume-Uni, à Londres, l'initiative Food Growing Schools a permis à plus de 3 000 établissements scolaires de mettre en place leur propre mini-ferme ou jardin pédagogique. Les élèves y cultivent légumes, herbes et fruits, tout en profitant de formations sur la biodiversité, la saisonnalité des aliments et la réduction des déchets alimentaires.

Obstacles et solutions

Contraintes financières et spatiales

Lancer l'agriculture urbaine à l'école sans budget énorme, c'est tout à fait jouable avec du système D et un brin de créativité. Les établissements scolaires peuvent par exemple miser sur la méthode du upcycling, en récupérant du matériel usagé comme palettes, pneus ou bacs recyclés pour créer des jardinières à coût presque zéro.

Côté espace, pas besoin d'un jardin immense : des techniques très compactes existent, comme le jardinage vertical, parfait pour les murs ou clôtures des cours d'école. Certains établissements scolaires à Paris comme le collège Pierre Mendès-France dans le 20e arrondissement utilisent déjà leurs murs et façades comme espaces productifs grâce aux murs végétalisés et aux jardinières suspendues, permettant ainsi une production alimentaire sur quelques mètres carrés seulement.

Autre astuce intéressante : certains enseignants ont mis au point des "mini fermes urbaines" mobiles sur des chariots équipés de lampes LED basse consommation. C'est une bonne option quand les écoles manquent vraiment d'extérieur, un peu comme on le fait à Montréal dans certaines écoles primaires en hiver.

Pour financer l'achat de matériel initial, plusieurs écoles en France passent par des plateformes de financement participatif comme "La Trousse à Projets", où parents et entreprises locales contribuent directement au démarrage d'un potager urbain.

Bref, avec un minimum de débrouille et quelques bons plans, ces contraintes financières et spatiales peuvent être surmontées efficacement.

Formations des enseignants

Beaucoup d'enseignants ne se sentent pas à l'aise à l'idée d'intégrer l'agriculture urbaine sans une formation sérieuse. En France, certaines associations comme Nature & Découvertes ou le réseau Graine Île-de-France proposent des ateliers ultra concrets où les profs peuvent apprendre rapidement comment implanter un jardin pédagogique directement dans leurs écoles. Des villes comme Nantes et Toulouse ont créé des formations spécifiques, courtes (genre 1 à 3 jours), où les enseignants découvrent non seulement comment aménager des espaces horticoles urbains, mais aussi comment les exploiter pédagogiquement avec leurs élèves. Il existe même des kits pédagogiques clés en main téléchargeables (par exemple via le portail suisse Education21) pour les enseignants qui débutent sans grandes ressources disponibles. Le gros avantage : ces formations ne se limitent pas au simple jardinage, elles donnent aussi des bases concrètes pour aborder en classe des sujets plus larges comme l'alimentation durable, les principes de l'économie circulaire et même l'initiation à la permaculture urbaine.

Les bienfaits de l'agriculture urbaine dans les programmes scolaires : une perspective d'économie verte
Les bienfaits de l'agriculture urbaine dans les programmes scolaires : une perspective d'économie verte

30
milliards

Le montant de la contribution potentielle de l'agriculture urbaine à l'économie mondiale d'ici 2030

Dates clés

  • 1973

    1973

    Création du premier jardin communautaire urbain moderne à New York, inspirant des initiatives éducatives à travers le monde.

  • 1992

    1992

    Sommet de la Terre à Rio de Janeiro, favorisant une prise de conscience internationale sur l'importance d'intégrer la durabilité dans l'éducation.

  • 2001

    2001

    Mise en place des premiers programmes pédagogiques de jardins scolaires urbains en France, associant éducation environnementale et agriculture urbaine.

  • 2009

    2009

    Création du réseau Eco-écoles en France, intégrant davantage d'activités d'agriculture urbaine au sein des établissements scolaires.

  • 2015

    2015

    Lors de la COP21 à Paris, l'agriculture urbaine est reconnue comme un levier important pour la lutte contre le changement climatique.

  • 2019

    2019

    Introduction officielle de modules liés à l'agriculture urbaine dans certains programmes scolaires français, renforçant l'éducation à l'environnement et à l'alimentation durable.

  • 2020

    2020

    Essor marqué des potagers urbains et scolaires en réponse à la crise sanitaire liée au Covid-19, permettant de sensibiliser les élèves à l'autosuffisance alimentaire.

Les bénéfices économiques de l'agriculture urbaine

Réduction des coûts alimentaires

Autosuffisance alimentaire et économie circulaire

Miser sur l'agriculture urbaine dans les écoles, c'est pousser concrètement vers une autosuffisance alimentaire hyper locale. Quelques jardins scolaires réussissent même à produire une part significative des fruits et légumes nécessaires aux cantines. À Paris, par exemple, certaines écoles primaires obtiennent jusqu'à 15% de leur approvisionnement en légumes verts via leurs potagers en toiture ou dans leurs cours. Tu imagines les économies sur les factures alimentaires annuelles des écoles ?

Encore mieux, ces initiatives fonctionnent en économie circulaire : les déchets bio des cantines (épluchures, restes alimentaires) retournent au jardin sous forme de compost gratuit et de qualité. Ça réduit les coûts de gestion des déchets tout en fertilisant les cultures des élèves, bouclant la boucle d'une manière géniale et super pédagogique.

Autre bonne idée concrète repérée à Lyon et à Bordeaux : la récup' d'eaux de pluie pour arroser les cultures scolaires. On économise l'eau potable (donc l'argent public) et on sensibilise directement les élèves à la gestion responsable des ressources hydriques. Pas mal non ?

Création d'emplois locaux

Opportunités professionnelles pour les jeunes

L'agriculture urbaine offre aux jeunes des portes d'entrée concrètes vers des métiers d'avenir. Par exemple, les jeunes peuvent se lancer dans le maraîchage urbain, gérer une ferme verticale ou piloter des espaces de permaculture à petite échelle en ville. Certaines formations spécialisées existent déjà en France, comme celles proposées par Fermes d'Avenir ou La Sauge, qui forment concrètement au métier de paysan urbain ou animateur de jardins pédagogiques. Ces parcours permettent aux jeunes d'acquérir des compétences en gestion de projet, techniques agricoles urbaines innovantes, et parfois même maîtrise de technologies comme l'hydroponie ou l'aquaponie. Côté jobs, tu peux devenir animateur d'ateliers scolaires sur l'agriculture urbaine, coordinateur d'une ferme urbaine associative, ou technicien spécialisé dans l'installation de systèmes agricoles urbains intelligents et connectés. L’avantage réel, c'est que ce secteur est assez neuf pour permettre une belle créativité et favoriser l'innovation sociale. Bref, c'est clairement du concret pour ceux qui cherchent à avoir un impact positif tout en bossant localement.

Métiers verts émergents

Avec le développement de l'agriculture urbaine apparaissent des métiers auxquels personne ne pensait il y a encore quelques années. Par exemple, les fermiers urbains spécialisés deviennent une réalité, chargés de cultiver des jardins potagers innovants sur les toits des immeubles, dans des espaces publics ou sur des parcelles inutilisées en ville. Autre métier qui monte : les conseillers en agroécologie urbaine qui aident les écoles, associations ou collectivités à concevoir des potagers éducatifs, gérer les déchets organiques ou optimiser l'intégration végétale dans les espaces urbains. Certaines startups embauchent aussi des spécialistes en technologies vertes, capables d'installer et superviser des systèmes connectés de culture urbaine, avec capteurs pour température, humidité et besoins nutritifs. Même chose côté innovation alimentaire : des nouveaux pros comme les animateurs en pédagogie alimentaire locale travaillent spécifiquement auprès des jeunes pour éduquer au "manger local", à la saisonnalité et à la diminution du gaspillage. Ces boulots, concrets et motivants, répondent clairement à une demande grandissante d'intégration de la nature en ville et de solutions environnementales pratiques, tout en offrant des débouchés professionnels attractifs et utiles aux jeunes générations.

Impact sur l'économie verte

Développement durable urbain

L'agriculture urbaine rend les villes plus résilientes et limite concrètement leurs impacts négatifs sur l'environnement. Par exemple, en aménageant des potagers sur les toitures ou des fermes verticales dans des bâtiments inutilisés, les municipalités réduisent l'effet « îlot de chaleur » tout en augmentant la surface végétale en ville. Toronto a mis en place une réglementation spécifique en encourageant les toits verts qui absorbent une partie des eaux pluviales avant qu'elles ne saturent le réseau d'égouts. À Paris, plusieurs écoles utilisent des jardins urbains pour réduire leurs déchets organiques par le compostage intégré, qui repart ensuite comme engrais naturel pour leurs propres plantations, bouclant ainsi un cercle vertueux (et super pratique !). Ces initiatives faciles à dupliquer favorisent une économie circulaire locale tout en améliorant la qualité de vie des habitants.

Réduction de l'empreinte carbone dans les villes

Quand une école développe un potager urbain sur son toit ou sa cour, concrètement, elle réduit les flux de transports des aliments qui finissent dans les assiettes des élèves. Et ça, niveau impact CO₂, ça n'a rien d'anecdotique : en moyenne, les fruits et légumes que l’on mange font environ 2 500 km avant d'arriver dans notre assiette en France. Cultiver directement sur place, c'est faire tomber ce chiffre pratiquement à zéro. À Caracas, au Venezuela, les jardins urbains dans certaines écoles ont permis de réduire de manière significative l'importation et donc le transport des légumes frais. Plus près de chez nous, à Paris, dans le cadre du programme "Parisculteurs", une initiative urbaine éducative – notamment sur les toits du Collège Henri Matisse dans le 20ème arrondissement – consomme jusqu'à 40 % moins d'énergie grâce à des pratiques de culture à faible consommation comme la permaculture et le compostage local. Autre exemple pratique, le compostage des déchets organiques sur place : une pratique simple, mais capable de réduire jusqu'à 30 % les ordures ménagères collectées, limitant ainsi les trajets des camions-poubelles. Donc oui, des plantes dans une école, ce n'est pas juste joli : ça réduit pour de bon l'empreinte carbone urbaine.

Foire aux questions (FAQ)

Oui, divers dispositifs d'aide existent en France au niveau local, régional et même national. Il est conseillé de se renseigner auprès des municipalités, conseils régionaux et de diverses associations spécialisées dans l'agriculture urbaine ou l'éducation à l'environnement pour identifier les sources de financement disponibles.

Le coût varie beaucoup selon le type de jardin choisi et l'envergure du projet. Un jardin pédagogique modeste peut débuter autour de 500 à 1 000 euros tandis que des projets plus ambitieux, incluant des potagers verticaux, l'installation d'une serre ou encore des systèmes d'irrigation plus sophistiqués, peuvent atteindre 5 000 euros et plus. Des subventions et aides locales existent souvent pour soutenir ces initiatives.

Les jardins urbains scolaires aident à sensibiliser les élèves aux cycles de vie des plantes, à l'environnement et aux enjeux climatiques. En pratique, ils encouragent également une alimentation plus saine et offrent des occasions de collaboration et d'apprentissage pratique aux enfants.

L'agriculture urbaine est une pratique agricole réalisée en milieu urbain. Elle inclut la culture de fruits, légumes et plantes aromatiques dans des espaces comme les terrasses, les jardins partagés, les jardins verticaux, voire sur les toits des immeubles. Elle permet une production alimentaire locale en réduisant les coûts de transport et en contribuant à la préservation de l'environnement.

L'agriculture urbaine scolaire développe plusieurs compétences pratiques et sociales chez les élèves dont le travail en équipe, la prise d'initiative, la gestion de projet et des notions en biologie et environnement. Elle peut aussi les familiariser avec l'entrepreneuriat écologique ou responsable.

Pour démarrer un jardin urbain scolaire, il est conseillé d'effectuer une étude préalable des espaces disponibles, de mobiliser une équipe pédagogique motivée, de concevoir un plan clair du jardin avec l'implication des élèves et de prévoir des activités éducatives régulières autour du jardin. Obtenir l'appui de la direction de l'établissement et éventuellement de partenaires locaux facilite également grandement le projet.

Parmi les métiers émergents, on trouve les animateurs pédagogiques en agriculture urbaine, les gestionnaires de fermes urbaines, les professionnels de la conception de jardins verticaux et potagers urbains, ainsi que des experts en économie circulaire et en permaculture urbaine.

Les bienfaits de l'agriculture urbaine dans les programmes scolaires : une perspective d'économie verte

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