Chaque année, on produit des millions de tonnes de déchets électroniques dans le monde. Smartphones, ordinateurs, télés, tablettes : nos gadgets devenus obsolètes finissent souvent à la poubelle, alors qu'ils contiennent des tas de matières précieuses, mais aussi des substances très toxiques. Et ça pose un vrai gros problème, autant pour l'environnement que pour notre santé. Longtemps considéré comme secondaire, le sujet des déchets d'équipements électroniques devient aujourd'hui incontournable, parce qu'on commence à en prendre conscience : derrière chaque appareil jeté, il se cache un enjeu écologique majeur.
Le truc, c'est que ces déchets électroniques sont loin d'être anodins. Ils contiennent des composants comme des métaux lourds (mercure, plomb ou cadmium), des retardateurs de flamme bromés ou même de l'arsenic. Lorsqu'ils ne sont pas traités correctement, toutes ces joyeusetés finissent dans les sols, les nappes phréatiques ou les cours d'eau, contaminant durablement notre environnement. Conséquence directe: la biodiversité en prend un sacré coup. Poissons, insectes, oiseaux – toute la chaîne alimentaire peut subir les effets de cette pollution chimique invisible.
Mais ce n'est pas seulement un problème pour les petites bestioles, c'est aussi une vraie menace pour la santé publique. Tout un tas de gens dans plusieurs régions du monde, surtout dans les pays moins développés, traitent ces déchets dans des conditions déplorables, à mains nues ou quasiment. On parle ici de recyclage informel : pas d'équipements adaptés, zéro protection. C'est hyper risqué, d'autant plus que respirer ou toucher ces substances toxiques sur une longue période peut provoquer cancers, troubles neurologiques ou problèmes respiratoires. Bref, loin d'être une petite affaire.
Heureusement, c'est un problème qu'on peut gérer mieux. Il y a des solutions concrètes comme favoriser le recyclage, imposer une responsabilité aux fabricants ou développer de nouvelles technologies plus propres. Mais pour vraiment arranger les choses, il va falloir qu'on s'y mette tous : du citoyen lambda aux gouvernements en passant par les entreprises. Gérer nos déchets électroniques de manière durable et responsable, c'est devenu une urgence collective.
Quantité estimée de déchets électroniques générée chaque année dans le monde
Taux de recyclage des déchets électroniques dans le monde
Quantité moyenne de déchets électroniques générée par habitant en Union européenne
Durée de décomposition d'un téléphone portable dans une décharge
Les déchets électroniques contiennent toute une panoplie de métaux lourds : plomb, mercure, cadmium, ou encore arsenic. Quand ces appareils finissent en déchetterie sauvage ou sont mal démantelés, ces substances toxiques pénètrent directement dans les sols, contaminent les nappes phréatiques et se retrouvent finalement dans l'eau potable.
Prenons l'exemple de Guiyu, en Chine, longtemps considérée comme la capitale mondiale des déchets électroniques. Là-bas, des tonnes de composants informatiques ont été démantelées à ciel ouvert durant des années, libérant massivement du plomb et du mercure. Résultat : la population locale a constaté une très forte hausse de toxines dans son eau potable et des résultats alarmants dans les analyses médicales menées chez les enfants.
L'action immédiate possible à notre niveau : rapporter systématiquement nos appareils électroniques inutilisés ou cassés dans des points de collecte officiels, évitant ainsi de les abandonner dans la nature ou dans des bacs de déchets classiques. Le recyclage adapté permet d'éviter efficacement ces infiltrations toxiques, mais ça demande une vraie prise de responsabilité collective.
Les déchets électroniques déversés dans la nature libèrent des métaux lourds comme le plomb, le mercure ou encore le cadmium, qui contaminent directement les écosystèmes aquatiques et terrestres. Par exemple, à Agbogbloshie au Ghana, l'un des principaux dépôts informels, cette pollution rend certaines zones quasiment inhabitables pour plusieurs espèces animales et végétales locales. Ces substances toxiques perturbent les chaînes alimentaires : poissons et oiseaux s'empoisonnent graduellement en consommant des proies contaminées, fragilisant gravement leur survie. Pour agir efficacement, favoriser la collecte officielle et systématique des e-déchets contribue réellement à éviter ces impacts dramatiques sur la biodiversité.
Les déchets électroniques contiennent souvent des métaux lourds et des composés toxiques comme le mercure, le cadmium, le plomb ou les retardateurs de flamme bromés. Pas vraiment ce qu'on aimerait avoir dans son jardin ou dans l'eau du robinet. Si ces substances finissent dans la nature, elles contaminent les terres agricoles, s'accumulent dans les aliments et hop, passent directement à table. Un exemple parlant : à Guiyu, en Chine, des chercheurs ont détecté chez les habitants des taux de plomb jusqu'à trois fois supérieurs à la limite considérée comme sûre, principalement à cause du recyclage artisanal des déchets électroniques. Ces toxines peuvent provoquer de sérieux troubles de santé, comme des maladies neurologiques, des problèmes de croissance chez les enfants ou des cancers à long terme. Conclusion directe : ne jamais balancer ses vieux appareils électroniques à la poubelle ordinaire, mais toujours les déposer dans des points de collecte spécialisés.
Le traitement informel des déchets électroniques expose les travailleurs à des fumées hyper toxiques lorsqu'ils brûlent des composants pour récupérer des métaux comme le cuivre ou l'or. À Agbogbloshie au Ghana, par exemple, les gars brûlent des câbles en plein air, inhalant des substances dangereuses telles que le plomb, l'arsenic ou les dioxines, souvent sans aucune protection adaptée.
Résultat concret : ces travailleurs souffrent régulièrement de problèmes respiratoires sévères, d’irritations cutanées chroniques ou de troubles neurologiques à long terme. Une étude réalisée à Guiyu en Chine, un des points chauds du recyclage informel, montre que près de 80 % des enfants locaux présentent des niveaux anormalement élevés de plomb dans le sang, leur causant des retards de croissance et des difficultés d’apprentissage importantes.
Autre souci rarement évoqué : les travailleurs blessés lors du démontage à la main des appareils ou exposés directement à des produits toxiques ne bénéficient généralement d'aucun suivi médical ou assistance sanitaire. Des gestes simples comme porter des gants ou un masque, qui pourraient changer beaucoup de choses, ne sont presque jamais adoptés faute d'information ou de moyen.
En clair, pour vraiment faire bouger les choses, il est important de soutenir des initiatives locales de sensibilisation et de formation aux bonnes pratiques de traitement, et surtout fournir des équipements de protection adéquats.
| Enjeux | Méthodes de traitement | Bénéfices |
|---|---|---|
| Réduction de la pollution | Recyclage des composants | Préservation des ressources naturelles |
| Diminution de la quantité de déchets | Réemploi des appareils | Extension de la durée de vie des produits |
| Prévention des risques sanitaires | Dépollution des substances dangereuses | Protection de la santé publique |
Beaucoup de déchets électroniques collectés dans les pays industriels sont envoyés en douce vers des pays d'Afrique ou d'Asie comme le Ghana, le Nigeria ou la Chine. Là-bas, ils finissent souvent dans des décharges sauvages, comme Agbogbloshie au Ghana, où des milliers de personnes démontent et brûlent à ciel ouvert le matériel pour récupérer des matériaux précieux comme le cuivre ou l'or. Ce traitement informel libère des tonnes de substances toxiques (mercure, plomb, cadmium, arsenic) dans l'air, le sol, ou l'eau, empoisonnant à long terme les populations locales et dégradant sérieusement leur environnement. Selon INTERPOL, jusqu'à 1,3 million de tonnes de déchets électroniques sont exportées illégalement chaque année vers ces zones sensibles. Ça représente environ 19 milliards de dollars US de business clandestin annuel. À savoir : identifier les filières douteuses est possible en vérifiant notamment si les acteurs impliqués sont certifiés par des référentiels reconnus comme e-Stewards ou R2. Aujourd'hui, certaines ONG (comme BAN, Basel Action Network) traquent ces exportations grâce à des GPS insérés discrètement dans les déchets électroniques pour repérer et exposer publiquement ce commerce illégal.
Aujourd'hui, seulement 17,4% des déchets électroniques dans le monde sont correctement recyclés. Beaucoup de centres existants souffrent de moyens techniques obsolètes ou limités, incapables de traiter certains composants comme les batteries lithium-ion ou les écrans LCD. Par exemple, en France, même si plus de 700 centres de collecte éco-organismes existent, une partie des déchets finit par être exportée faute d'infrastructures de pointe capables de traiter certains composants complexes directement sur le territoire. Résultat : soit on transporte ces déchets sur de longues distances (bonjour le bilan carbone !), soit ils échouent dans des filières informelles illégales à l'étranger. Pour vraiment améliorer la situation, il faudrait investir davantage dans des technologies efficaces comme des robots capables de démonter rapidement ces appareils complexes et recycler presque tout, un peu comme Liam et Daisy, les robots d'Apple qui démontent efficacement les iPhones. L'enjeu, c'est surtout d'aller au-delà du simple recyclage de surface et d'avoir des filières équipées spécifiquement pour extraire les terres rares et autres matériaux précieux indispensables à nos appareils, aujourd'hui trop souvent perdus ou gaspillés.
Dans pas mal de pays, y compris la France, les lois sur les déchets électroniques gardent encore trop de flou. Par exemple, les petits appareils comme les chargeurs de téléphone, écouteurs et trucs similaires passent souvent sous le radar légal et finissent facilement à la poubelle classique. Autre point noir : aucun texte vraiment clair ne régit totalement le traitement des déchets électroniques en provenance des entreprises, alors que celles-ci produisent un max de volume chaque année.
Dans l'Union Européenne, la directive DEEE (Déchets d'Équipements Électriques et Électroniques) oblige certes les producteurs à reprendre et recycler le matos vendu. Mais le hic, c'est qu'il ne précise pas suffisamment les critères de qualité ou les méthodes concrètes à utiliser pendant le recyclage. Résultat : chaque pays fait un peu sa sauce, avec des pratiques variables en efficacité et en sécurité environnementale.
De même, à l'échelle mondiale, seuls 78 pays disposent d'une législation adaptée sur le sujet, d'après la dernière étude de la Global E-Waste Statistics Partnership publiée en 2020. Et même parmi ces pays-là, moins de la moitié fixent des cibles claires de collecte ou de recyclage. Pas étonnant, donc, qu'on continue de voir pleins de déchets électroniques finir en décharges à ciel ouvert à l'autre bout du globe.
Pour avancer concrètement sur ce sujet, il faudrait rapidement des textes plus précis, ciblant toutes les catégories d'appareils, avec des obligations claires et des objectifs chiffrés. Surtout, ces règles devraient inclure un dispositif plus efficace de contrôle et de suivi, histoire que les bonnes intentions aient enfin une vraie traduction sur le terrain.
Les contrôles actuels sur l'exportation illégale des déchets électroniques galèrent totalement à suivre la cadence. Pourquoi ? Parce que les autorités sont largement dépassées et, très concrètement, les containers censés transporter du matériel réutilisable contiennent très souvent du vrai e-déchet pur et simple, caché sous quelques appareils encore fonctionnels. Rien qu'en Europe, d'après un rapport d'Interpol de 2020, une opération de contrôle a montré que 22% des conteneurs vérifiés aux frontières étaient carrément en infraction. Le truc, c'est que même quand une infraction est constatée, les sanctions sont souvent dérisoires (amendes faibles, procédures trop lentes ou classées sans suite). Les fraudeurs pèsent tranquillement le pour et le contre : payer la petite amende revient moins cher que de traiter les déchets de manière écologique. Et tant que ce rapport coût/bénéfice ne bascule pas, la situation bougera très peu. Quelques pistes efficaces seraient de muscler les contrôles douaniers, former spécifiquement le personnel des frontières à détecter ces déchets déguisés et surtout, mettre en place des sanctions financières et judiciaires réellement dissuasives. Certains pays comme l'Allemagne commencent d'ailleurs doucement à durcir la réglementation et à augmenter le montant des amendes, mais franchement, ça reste encore rare ailleurs.


Nombre de smartphones en fin de vie dans le monde
La Convention de Bâle sur le contrôle des mouvements transfrontaliers de déchets dangereux est adoptée, visant à minimiser les exportations illégales de déchets électroniques.
L'Union Européenne adopte la directive DEEE (Déchets d'Équipements Électriques et Électroniques) encourageant le recyclage et la réutilisation d’équipements électroniques.
Entrée en vigueur de la directive RoHS (Restriction of Hazardous Substances) en Europe, limitant l'utilisation de substances toxiques dans les équipements électroniques.
Publication du premier rapport mondial de l'ONU alertant sur l'ampleur croissante des déchets électroniques et leur impact environnemental.
Le Parlement Européen adopte une refonte de la directive DEEE afin de renforcer le taux de recyclage et d’implication des producteurs.
Création du Global E-waste Monitor, un partenariat international dédié à l'étude, au suivi et à la publication régulière de rapports sur les déchets électroniques.
Lancement du Pacte Vert pour l'Europe (Green Deal) intégrant de nouvelles stratégies de recyclage et de réduction des déchets électroniques dans l'économie circulaire.
Concrètement, pour mieux gérer nos déchets électroniques, on a vraiment besoin d'infrastructures spécialisées, conçues spécialement pour les démanteler et valoriser au mieux chaque composant. En Allemagne, par exemple, il existe le centre ALBA, à Berlin, qui traite environ 30 000 tonnes d'e-déchets par an, et parvient à recycler jusqu'à 90 % des matériaux. Pour faire pareil ailleurs, l'idéal serait de multiplier des centres spécialisés à l'échelle régionale, proches des consommateurs, pour limiter les coûts de transport et réduire l'empreinte carbone. Des petites unités mobiles peuvent aussi être mises en place dans les zones rurales pour atteindre facilement tout le monde. Le Sénégal, par exemple, expérimente déjà des ateliers mobiles qui sillonnent quartiers et villages pour récupérer et démonter sur place les appareils usagés. Ça marche bien, et c'est facile à reproduire ailleurs. Les municipalités ont tout intérêt à mutualiser leurs infrastructures, histoire de diviser les dépenses et d'encourager plus de gens à recycler facilement leurs vieux gadgets électroniques.
L'économie circulaire appliquée à l'électronique, c'est avant tout de privilégier des produits durables, réparables et reconditionnés. Par exemple, le fabricant néerlandais Fairphone conçoit des smartphones modulaires, faciles à réparer soi-même : changer un écran cassé devient presque aussi simple que changer des briques LEGO. Ça prolonge clairement la vie du produit et limite les déchets.
Autre piste concrète : accélérer la croissance des plateformes spécialisées dans le reconditionnement et la revente d'appareils d'occasion fiables. Tandis que beaucoup connaissent déjà des acteurs français comme Back Market, il existe aussi des boutiques locales et des points réparation communautaires où chacun peut réparer ou revendre facilement son équipement. D'après une étude de l'ADEME, acheter un produit électronique reconditionné peut permettre de réduire jusqu'à 80 % l'impact écologique lié à sa fabrication initiale.
Enfin, intégrer dès l'origine la logique circulaire est fondamental : certains pays comme la Suède expérimentent la baisse de TVA pour les réparations électroniques, encourageant fortement à réparer plutôt qu'à jeter. Autant de leviers concrets pour donner aux appareils électroniques plusieurs vies et diminuer efficacement le volume de déchets.
Pour que les filières fonctionnent vraiment, l'essentiel c'est d'avoir un réseau hyper accessible de points de collecte à proximité des gens : en Italie, par exemple, la chaîne coopérative Coop a placé directement des bornes de récupération pour vieux téléphones et batteries usagées à côté de ses entrées de supermarché. Résultat ? Ils récupèrent presque deux fois plus de matos électronique usé depuis.
Autre astuce intéressante mise en place aux États-Unis par Best Buy : un service gratuit où tu rapportes directement en magasin tes appareils électroniques usagés, sans obligatoirement y acheter une nouvelle télé ou machine à laver derrière—simple et efficace.
L'idéal reste aussi le système "1 pour 1", très répandu en Allemagne : achètes un appareil neuf, et le revendeur doit obligatoirement reprendre gratuitement l'appareil équivalent usagé, qu'importe où tu l'avais initialement acheté.
Côté entreprise, un truc qui marche bien sont les points de collecte mobiles—des camions ou conteneurs itinérants et temporaires stationnés ponctuellement dans les quartiers, sur les marchés ou lors d'évènements locaux. La ville de Lyon le fait régulièrement avec succès. C'est concret, ça mobilise les gens, et c'est aussi l'occasion pour sensibiliser et expliquer les enjeux du recyclage directement sur place.
Pour pousser les fabricants à gérer leurs déchets électroniques, certains pays utilisent des bonus-malus clairs : tu produis du matos facile à recycler, tu gagnes des réductions fiscales ou des crédits d’impôt. Exemple concret en France : les entreprises éco-responsables peuvent bénéficier d'un crédit d'impôt allant jusqu'à 25 % des dépenses engagées en faveur de la collecte, du recyclage ou de la revalorisation. À l’inverse, les fabricants ou distributeurs qui ne mettent rien en place doivent s’acquitter d’une écocontribution majorée selon la recyclabilité limitée de leurs produits. Autre idée qui marche : certains gouvernements offrent des exonérations de TVA ciblées pour encourager consommateurs et entreprises au réemploi ou à l’achat de produits reconditionnés (comme c'est déjà testé en Suède). Ces incitations concrètes, avec des sous à la clé, motivent vraiment les acteurs du secteur à adopter des solutions durables.
Le démantèlement des appareils électroniques est souvent galère, mais des innovations intéressantes simplifient le boulot. Exemple concret, le robot Daisy conçu par Apple démonte jusqu’à 200 iPhones à l’heure, récupérant efficacement les matériaux précieux comme le cobalt ou l'or. D'autres marques comme Fairphone, elles, facilitent directement le démontage manuel grâce à des appareils modulaires et réparables en quelques minutes sans expertise. L'usage du marquage laser pour identifier précisément chaque composant aide aussi les opérateurs à trier rapidement ce qui se recycle. Enfin, des technologies de chauffage rapide par induction permettent désormais de décoller des éléments fixés avec des colles industrielles tenaces, facilitant ainsi une récupération propre et rapide des composants réutilisables. Ces approches concrètes sont autant de pistes à vraiment privilégier pour rendre le démantèlement plus simple et rentable.
Certaines marques remplacent aujourd'hui des matériaux toxiques par des alternatives écologiques et innovantes. Par exemple, Fairphone propose des smartphones utilisant de l'étain, du tantale et de l'or issus de filières responsables, ainsi que du plastique recyclé. On peut aussi remplacer le plomb dans les soudures par des alliages d'étain-cuivre ou d'étain-argent, ce qui diminue les rejets dangereux dans l'environnement. Dans les écrans, les quantums dots (boîtes quantiques) sans cadmium remplacent progressivement les métaux lourds traditionnels. Des matériaux plus naturels comme les polymères dérivés de végétaux commencent même à remplacer certains plastiques toxiques utilisés dans l'électronique grand public. Bref, des solutions à portée de main, concrètes et parfois même super originales existent déjà pour minimiser l'utilisation de substances toxiques dans nos appareils électroniques.
Le saviez-vous ?
Les appareils électroniques abandonnés de manière informelle peuvent libérer des substances toxiques comme le plomb, le mercure ou le cadmium, qui polluent les sols et les eaux. Une pile bouton contenant du mercure jetée dans la nature peut polluer à elle seule jusqu'à 500 litres d'eau, équivalant à l'eau consommée par une personne sur 250 jours.
La durée moyenne d'utilisation d'un téléphone portable avant son remplacement est d'environ 2 ans, alors que sa durée de vie technique peut dépasser facilement les 5 ans avec un entretien adapté et des réparations faciles à effectuer.
Un simple smartphone peut contenir une soixantaine de métaux rares et précieux, incluant de l'or, de l'argent et du palladium. Recycler un million de téléphones portables permet de récupérer jusqu'à 16 tonnes de cuivre, 350 kilos d'argent et même 34 kilos d'or !
Chaque année, près de 53 millions de tonnes de déchets électroniques sont produits dans le monde, soit le poids de 350 bateaux de croisière. Seulement environ 17,4 % d'entre eux sont correctement recyclés.
En France, Back Market fait du reconditionnement son modèle phare, c'est devenu le poids lourd du secteur en Europe. Avec sa plateforme en ligne très intuitive, elle connecte utilisateurs et professionnels pour une deuxième vie fiable et garantie des smartphones, tablettes ou ordinateurs portables. Eux, ils font clairement bouger les lignes en démocratisant l'accès aux appareils recyclés.
Du côté international, il y a la boîte néerlandaise Fairphone qui propose un smartphone vraiment conçu pour durer. Non seulement il est facile à démonter et à réparer (pièces interchangeables accessibles à tous directement), mais l'entreprise s'engage aussi à sourcer des métaux issus de filières plus transparentes et responsables socialement.
Et puis, direction le Ghana où Agbogbloshie était tristement connu comme l'une des plus grandes décharges électroniques à ciel ouvert du monde : des tonnes de déchets arrivaient là-bas, souvent en toute illégalité. Eh bien, il y a quelques années des associations locales se sont bougées pour monter un atelier appelé Agbogbloshie Makerspace Platform (AMP), où elles forment désormais les communautés à démonter, recycler proprement et réutiliser ces déchets – c'est devenu un spot d'innovation sociale et écologique.
Trois approches concrètes, trois façons différentes mais efficaces et adaptables d'agir concrètement face au problème.
Des collectifs citoyens comme Repair Cafés invitent régulièrement les gens à venir réparer leurs appareils plutôt qu'à jeter. Ils organisent des ateliers super concrets où tu viens apprendre à démonter ton smartphone ou ta tablette pour lui refaire une jeunesse. Pratique et économique, c'est surtout un geste direct pour réduire le volume des déchets électroniques.
Sinon, y'a aussi des initiatives comme Zero Waste France qui montrent comment limiter simplement la production de déchets via des tutos ou des événements ciblés : genre comment bien choisir ton matos ou comment donner une seconde vie à un ordi qui rame.
Sur le numérique, la campagne GreenIT.fr sensibilise à fond sur l'impact écologique caché derrière nos écrans. Ils te filent des astuces pratiques pour prolonger la durée de vie des équipements et te guident pour recycler proprement quand c'est mort.
Côté international, t'as pas mal de mouvements citoyens hyper concrets, comme l'initiative allemande Handy-Aktion, qui incite les particuliers à déposer leurs vieux portables dans des lieux de collecte pour les recycler de manière solidaire. Ce type d'action a permis de collecter plusieurs dizaines de milliers de téléphones en quelques années, réduisant à la fois le gaspillage et soutenant des projets sociaux.
Bref, pas besoin d'attendre la politique ou les gros industriels : des tas d'initiatives locales nous permettent déjà de gérer nos déchets électroniques intelligemment et efficacement.
La REP est un principe juridique qui oblige les fabricants à prendre en charge financièrement ou matériellement la collecte, le recyclage et l'élimination de leurs produits après usage. Cela encourage une conception durable et écologique des équipements.
Les déchets électroniques contiennent des matériaux toxiques comme le plomb, le mercure et le cadmium, qui peuvent causer des maladies graves lorsqu'ils contaminent l'air, l'eau ou le sol. Les risques incluent notamment des troubles neurologiques, respiratoires, cardiovasculaires ou des cancers.
Il est conseillé d'apporter vos appareils usagés dans un point de recyclage spécialisé, une déchetterie ou auprès de magasins proposant une collecte en échange de l'achat d'un appareil neuf. Certaines collectivités organisent également des collectes spécifiques.
Le recyclage des déchets électroniques permet de réduire le gaspillage des ressources, de limiter la pollution provoquée par les substances toxiques présentes dans ces appareils (comme le mercure, le plomb ou le cadmium) et d'atténuer leur impact environnemental et sanitaire.
Les déchets électroniques, ou DEEE (Déchets d'Équipements Électriques et Électroniques), désignent l'ensemble des appareils électroniques et électriques hors d'usage ou obsolètes, comme les ordinateurs, téléviseurs, téléphones portables ou appareils électroménagers.
Si votre téléphone fonctionne encore, vous pouvez le revendre, le donner à des associations caritatives, écoles ou centres spécialisés ou participer à des programmes d'économie circulaire qui le remettront en état pour une seconde vie.
Oui, en France, la gestion des déchets électroniques est réglementée par la directive européenne DEEE, transposée en droit français par décret. Celle-ci impose notamment la constitution de filières organisées de collecte et de recyclage, ainsi que des objectifs précis pour réduire l'impact environnemental.
Par le recyclage des déchets électroniques, il est possible de récupérer des métaux précieux (or, argent, cuivre), du plastique, du verre ou encore des terres rares. Ces matériaux peuvent ensuite être réutilisés dans de nouveaux produits, limitant ainsi l'extraction de ressources naturelles.

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Question 1/6